mercredi 25 février 2026

5 cm per second, 2026

Il faut accepter de lâcher l’affaire et ne pas s’en remettre aux promesses enfantines, fussent-elles profondes. Assez proche du conte, cette romance un peu longue est ponctuée de quelques scènes fortes, de belles images et d’une certaine mélancolie qui dit quelque chose du Japon. Le film parvient, par ses images et son rythme, à calquer la manière de l’anime d’origine, mais sans singer l’animation.

lundi 23 février 2026

A l’est de Shanghai

Un des premiers Hitchcock parlants. L’histoire d’un couple et d’une croisière permise par un héritage ante mortem qui survient au bon moment. Cette histoire d’amour et de tromperie n’a pas beaucoup d’intérêt mais elle réserve quelques surprises au moment où elle s’achève ; par ailleurs de nombreuses séquences géniales (le début avec les parapluies, le défilé horizontal du texte, canal, paquebot, etc.) témoignent du talent de mise en scène d’Hitchcock. Un film du début curieux narrativement mais déjà magistral.

Sainte Marie aux mines

Enquête policière qui dévie vers autre chose. Le film est inégal : le duo de flics est plutôt réussi, comme la typicité de l’ensemble des personnages ; les intermèdes canins autoroutiers sont très drôles, et la carte postale alsacienne est une suspension dans la modernité bienvenue, tout comme l’ambiance cosy des intérieurs et un certain esprit de bonne vivance. Mais des séquences sont plus faibles, des traits un peu forcés, comme cette volonté de melting pot à hauteur de la France (Belgique, Maghreb, Perpignan et Alsace) et cette fin qui force plus que nécessaire le caractère des personnages pas si marqué que ça dans le récit. Le film évoque C’est arrivé près de chez vous en plus tendre.​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 18 février 2026

New York, années 50, les tribulations d’un athlète showman, arnaqueur, arriviste mais finalement au cœur tendre. Le film est passionnant mais souffre d’une construction touffue, curieusement dépourvue de réelle aspérité. Les scènes de match sont les plus captivantes.

vendredi 13 février 2026

Sam Raimi, Send Help, 2026

Cette comédie horrifique d’aventure, sur fond d’inversion de pouvoir entre l’entreprise et l’île sauvage, a la particularité de ne proposer aucun motif original, tout en ne dévoilant jamais vraiment où va le récit. Une robinsonnade sans beaucoup d’intérêt, mais assez sympathique.

jeudi 12 février 2026

Louis Daquin, Le voyageur de la Toussaint, 1942

Un jeune homme débarque dans une ville portuaire, apprend qu’il hérite de son oncle et qu’il y a un secret caché dans un coffre dont il faut découvrir le code. Le film vaut surtout pour son ambiance et parce qu’il annonce le cinéma de Chabrol plutôt que pour son enquête ou ses personnages. Un des premiers rôles de Reggiani.

lundi 2 février 2026

Baise en ville

Le début du film laisse espérer une sorte Viens pas chez moi, j’habite chez mes parents, acidulé. Mais La singularité s’estompe très vite pour faire place à une histoire de presque rien sans récit. Ça ressemble plus à des épisodes de série télé mis bout à bout. Restent quelques images : le dernier plan et une certaine mélancolie de la banlieue. 

dimanche 1 février 2026

Gourou

Un homme en passe d’être destitué fait tout son possible pour rester au sommet. Thriller soporifique mal écrit, un ratage total.

Rossellini, Allemagne, année zéro, 1948

Après la guerre, un jeune garçon erre dans Berlin en ruines. Il vit avec son père, sa soeur et son frère, comme dans l'appartement d...