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vendredi 12 décembre 2025

Jean Renoir, Les bas fonds, 1936

Adapté d’une pièce de Gorki (qui venait de mourir) — et dont Kurosawa fera, vingt ans plus tard, lui aussi une adaptation. On peut se demander ce qui a bien pu séduire ici les deux réalisateurs. C’est Renoir qui s’en sort le mieux, de loin.

Une pseudo-Russie où l’on parle français, où les personnages portent des noms russes et paient en roubles ; une pension de famille pour désoeuvrés qui tient de la cour des miracles ; une aspiration à s’évader de la misère ; un trio amoureux sur fond de déchéance aristocratique. 

Restent quelques scènes ou plans, témoins du talent de ses interprètes et de son réalisateur : l’intrusion de Gabin chez Jouvet, les monologues de Le Vigan, et quelques secondes saisies dans un encadrement.

jeudi 9 mai 2024

Archie Mayo, Petrified Forest, 1936

Dans le désert de l'Arizona, une station essence-épicerie-snack tenue par trois membres d'une même famille : le grand-père, le père et la fille. Surviennent un écrivain hobo, un couple de bourgeois et leur chauffeur et une équipe de bandits.

Le film est constituée de deux parties égales en temps : la mise en place et sa résolution —, la première est la plus passionnante, la deuxième ne faisant qu'effleurer les possibilités promises. C'est un huis-clos ouvert, à travers ses grandes fenêtres vitrées, sur le désert (magnifique), qui sert l'évocation d'une mythologie des États-Unis : virevoltants, base-ball, pionniers, Billy the kid, premier télégramme, etc. En contrepoint un ailleurs évoqué, fantasmatiquement meilleur (la France, François Villon et la cathédrale de Bourges). Il y a une typicité très marquée des personnages, comme dans une bande dessinée C'est le premier rôle important pour Bogart.

Petrified Forest est un film unique, merveilleux.



samedi 1 avril 2023

Hiroshi Shimizu, Arigato san, 1936

Un trajet en autobus dans des villages de montagne au Japon, et rien d’autre. Aucune péripétie, aucun accident, seulement ce trajet et les occupants du bus : une passagère qui drague, une mère et sa fille qui partent vivre à Tokyo pour des raisons tues, un homme moustachu, des villageois qui demandent au chauffeur de leur ramener des objets de la ville, et ce chauffeur, toujours aimable, qui rend service à tous ceux, sur la route, qui le lui demandent. Le point de vue est celui de l’intérieur de l’autobus. Il y a une particularité sonore, qui tient aux techniques de prise de son ou à la post-synchronisation : il n’y a aucun bruit extérieur, aucun son mécanique, aucun bruitage, seulement le son des voix, ce qui contribue à la parenthèse enchantée du trajet. Un film simple et beau, qui parle de mouvement et d’immobilité, du délai d’accès au monde moderne, de la honte sociale, des lieux préservés encore pour quelque temps du bruit, d’un idéal fantasmé de simplicité et de gentillesse.

Un des plus beaux films du monde.

 




Hamnet, 2025

Une sorcière en lien avec la nature et les éléments épouse un gantier. Ils ont une fille puis des jumeaux. Lui part travailler à Londres, el...