Le tout début du film — une évasion, un malfrat, des flics, les toits de Paris la nuit et du jazz — est parfait. La suite continuera de composer une certaine mythologie de Paris : night-clubs, danseuses sexy, flics pas nets, Pigalle. Le film rappelle d'autres polars français des années 50, dont deux sont déjà des adaptations du Breton : Razzia sur la chnouf et Du rififi chez les hommes, ainsi que Bob le flambeur. C'est l'un des premiers rôles importants de Piccoli, dont la prestation fut saluée par Godard dans un article et qui est pourtant bien loin de la subtilité qu'on lui connaîtra plus tard. Le « moi aussi Paul » que lui lance Lucie (Danik Patisson) sera repris dans Le Mépris dans la bouche de BB. Mais c’est surtout Bella Darvi en Cri-Cri qui magnétise le film par son extraordinaire beauté. L’intrigue est assez prenante et réserve plusieurs surprises. Si l’arc amoureux constitue le point faible du film, le personnage interprété par Piccoli, ambigu jusqu’à sa posture sacrificielle finale, est intéressant. Un polar qui mérite assurément une meilleure reconnaissance dans l’histoire du genre.
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