vendredi 12 décembre 2025

Jean Renoir, Les bas fonds, 1936

Adapté d’une pièce de Gorki (qui venait de mourir) — et dont Kurosawa fera, vingt ans plus tard, lui aussi une adaptation. On peut se demander ce qui a bien pu séduire ici les deux réalisateurs. C’est Renoir qui s’en sort le mieux, de loin.

Une pseudo-Russie où l’on parle français, où les personnages portent des noms russes et paient en roubles ; une pension de famille pour désoeuvrés qui tient de la cour des miracles ; une aspiration à s’évader de la misère ; un trio amoureux sur fond de déchéance aristocratique. 

Restent quelques scènes ou plans, témoins du talent de ses interprètes et de son réalisateur : l’intrusion de Gabin chez Jouvet, les monologues de Le Vigan, et quelques secondes saisies dans un encadrement.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Rossellini, Allemagne, année zéro, 1948

Après la guerre, un jeune garçon erre dans Berlin en ruines. Il vit avec son père, sa soeur et son frère, comme dans l'appartement d...