jeudi 1 janvier 2026

Rétrospective 2025

J’ai vus 248 films, en salles, cette année — ce qui explique que certains films de plateforme ne figurent pas dans le classement. Je n'ai pas encore vu Avatar 3 non plus.

2025 a été une année riche. Quelques thématiques générales : le deuil, la perte, la mémoire fragile, fausse ou reconstruite, l'individu face aux structures de pouvoir et le monde qui s'achève — thématiques si générales qu’on pourrait sans doute les retrouver identiques à d’autres années ou décénies.

Dans l’ensemble ce sont des scènes, des séquences de films que je retiens.

Mon film préféré, c’est The Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou est, sans hésiter. C'est le film le plus abouti à la fois dans son traitement, sa mise en scène, ses images et dans ce qu'il raconte. C'est le seul film que j'ai aimé de bout en bout. C’estb un film de genre dont le propos social n’est pas didactique, plastiqment (photograhiquement dans sa réalisation magnifique.

Quelques reprises, restaurations et sorties françaises de films étrangers

Les Cinq Gentlemen maudits de Julien Duvivier — un film 1931 majeur. J'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut être absent de certaines histoires du cinéma.

Lumière, l'aventure continue de Thierry Frémaux — une compilation commentée de films Lumière.

Le Jardin d'été de Shinji Sōmai, 1994 — une merveille.

Ken de Kenji Misumi, un fim majeur du réalisateur de Baby card, injustement déconsédiré

La Légende de la sirène — un film de genres remarquable


Films français

Sans ordre particulier

Little Jaffna de Lawrence Valin — film de genre français se déroulant dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, passé totalement à la trappe à tort.

Scénario de Jean-Luc Godard — moins sans doute pour le film que pour ce qu'il représente dans la couture finale de l'œuvre.

L'Aventura de Sophie Letourneur — qui confirme le grand talent et la singularité de la réalisatrice.

Rapaces de Peter Dourountzis — excellent thriller, l'un des meilleurs films français de l'année, avec deux scènes de tension absolument inouïes.

13 jours, 13 nuits de Martin Bourboulon — film de genre sur l'évacuation de l'ambassade de France à Kaboul. Un très beau film mélancolique.

Alpha de Julia Ducournau — le film français le plus sous-coté de l'année sans doute. Après un premier film inégal Grave et un deuxième totalement raté Titane, Alpha  affirme le grand talent de la réalisatrice, meilleures faiseuse d’image que scénariste ; Alpha est trop dense, trop peu fluide, un peu confus mais contient aussi certaines des plus belles scènes de cinéma de l'année : une scène sur un échafaudage absolument sublime, et un décor de banlieue à la terre rouge magnifique.

L'Épreuve du feu d'Aurélien Peyre — un très beau film sur le groupe et la classe sociale.

Kika d'Alexe Poukine — film d'une justesse inouïe sur le deuil. Tout le début est absolument remarquable ; la fin est un peu plus démonstrative, mais cela reste un très grand film.


Blockbusters et films de genre

Une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson — l'un des meilleurs films de l'année, pour deux scènes techniquement hors normes (l'extrusion et la circulation dans l'immeuble du sensei, puis la course finale sur la route), mais pas pour son propos politique, largement fantasmé (la révolutionnaire est noire, nymphomane et traîtresse, et le raciste est blanc, obsédé et membre du Ku Klux Klan). La seule thématique à laquelle s'intéresse réellement PTA est celle de la paternité non biologique.

Den of Thieves: Pantera de Christian Gudegast — film de braquage aux images mélancoliques sublimes.

Drop Game de Christopher Landon — qui réussit l'exploit d'être à la fois un grand film de divertissement, très ironique sur les stéréotypes hommes/femmes, et un film féministe réellement réussi.

Dangerous Animals — film de genre avec une scène difficile, mais qui inverse les valeurs : ici, c'est la princesse qui sauve le prince. Très beau.

Jurassic World: Renaissance de Gareth Edwards — pour moi le grand film populaire incompréhensiblement dévalué. Le début n'est pas génial, mais ça na pas beaucoup d’importance : un vrai grand spectacle d’aventures qui renoue avec la triolgie originale.

F1, l’autre grand film de vitess avec une batailla après l’autre

Mission: Impossible — pour deux scènes hors normes (le sous-marin et l’avion)

The Last Showgirls de Gia Coppola — un beau film mélancolique sur la fin d'un monde.

Weapons — le deus ex machina et la figure du clown sont totalement ratés mais le reste est remarquable


Cinéma japonais

Le Jardin zen — un film sur la ménopause et le patriarcat traités avec une grande subtilité.

Le joueur de go — tous les clichés attendus du Japon, dans un excellent film populaire.

Black Box Diaries — tour de force technique, autobiographie de la réparation.

Lumière sur la colline — superbe travail sur la mémoire et les faux souvenirs.

Cloud — film de genre construit par séquences presque indépendantes, avec un final très étonnant.

Super Happy Forever — film sur le deuil se déroulant dans une station balnéaire, très émouvant.

En boucle — film de science-fiction sur la réparation du passé : comment on revient sans cesse en arrière et comment de légères modifications peuvent faire avancer le présent.


Corée

Ce que la nature dit de nous


Quelques films chinois et internationaux

Black Dog — film se déroulant dans la Chine d'aujourd'hui, en pleine reconstruction urbaine, qui fonctionne en réalité comme un film post-apocalyptique sur les relations inter-espèces.

Escape from the 21st Century — le film le plus étourdissant de l’année, techniquement incroyablement, je ne suis pas sur de l’avoir vraiment adoré (clairement pas le coeur de cible) mais en tous cas il m’a subjugué ce qui n’est pas rien

Rumours — est un conte mettant en scène des figures de grandes puissances mondiales.

Reedland — excellent film de genre évoquant par moments le cinéma de Bruno Dumont, avec un très beau travail sonore.

The Ugly Stepsister — excellente relecture d'un conte sur le mode du body horror.

En première ligne — film magnifique sur le travail d'une infirmière à l'hôpital.

Bande-son pour un coup d'État — le film a une évidente xxx de faire les choses bien un peu confus dans son propos à mon sens, mais néanmoins assez remarquable.

Sisu 2


Quelques films médiocres, incompréhensiblement exaltés par la critique parce qu'ils sont expérimentaux, politiques, ou parce qu'ils traitent des marges et des opprimés — spoiler : cela ne suffit pas à faire un bon film.

Sirat  Un simple accident  Eddington • Once Upon a Time in Gaza  Un poète  Resurrection

 

 

 

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