Une sorcière en lien avec la nature et les éléments épouse un gantier. Ils ont une fille puis des jumeaux. Lui part travailler à Londres, elle élève seule les enfants. L’un des jumeaux meurt en son absence. Il écrit une pièce pour faire son deuil.
Cette fiction réinvente la genèse d’Hamlet en recentrant le récit sur la femme de Shakespeare, réduite à deux archétypes : la sorcière bienveillante et la mère sacrifiée. Pendant que l’artiste égoïste bâtit son œuvre à Londres, elle souffre seule. Le film s’achève sur une réconciliation : l’homme a fait son deuil par l’art, la femme peut enfin être soulagée.
Rien de shakespearien dans ce récit. Une tentative de replacer la femme à sa juste place qui dessert son propos. Les bonnes intentions ne font pas de bons films. Le pire : ce mélo larmoyant suscite si peu d’émotion.
Restent une picturalité remarquable et l’excellente musique de Max Richter.
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