samedi 10 janvier 2026

The lost bus, 2024

Une journée éprouvante pour Matthew McConaughey, chauffeur de bus, et à qui déjà les dernières semaines n’avaient déjà pas souri. La dramaturgie n’est pas captivante mais parvient sans autre événement spectaculaire que cet incendie à fournir un cadre narratif suffisant, la photographie est belle et les effets spéciaux remarquables et la réalisation est excellente, un film catastrophe, brûlant.

jeudi 1 janvier 2026

Rétrospective 2025

J’ai vus 248 films, en salles, cette année — ce qui explique que certains films de plateforme ne figurent pas dans le classement. Je n'ai pas encore vu Avatar 3 non plus.

2025 a été une année riche. Quelques thématiques générales : le deuil, la perte, la mémoire fragile, fausse ou reconstruite, l'individu face aux structures de pouvoir et le monde qui s'achève — thématiques si générales qu’on pourrait sans doute les retrouver identiques à d’autres années ou décénies.

Dans l’ensemble ce sont des scènes, des séquences de films que je retiens.

Mon film préféré, c’est The Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou est, sans hésiter. C'est le film le plus abouti à la fois dans son traitement, sa mise en scène, ses images et dans ce qu'il raconte. C'est le seul film que j'ai aimé de bout en bout. C’estb un film de genre dont le propos social n’est pas didactique, plastiqment (photograhiquement dans sa réalisation magnifique.

Quelques reprises, restaurations et sorties françaises de films étrangers

Les Cinq Gentlemen maudits de Julien Duvivier — un film 1931 majeur. J'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut être absent de certaines histoires du cinéma.

Lumière, l'aventure continue de Thierry Frémaux — une compilation commentée de films Lumière.

Le Jardin d'été de Shinji Sōmai, 1994 — une merveille.

Ken de Kenji Misumi, un fim majeur du réalisateur de Baby card, injustement déconsédiré

La Légende de la sirène — un film de genres remarquable


Films français

Sans ordre particulier

Little Jaffna de Lawrence Valin — film de genre français se déroulant dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, passé totalement à la trappe à tort.

Scénario de Jean-Luc Godard — moins sans doute pour le film que pour ce qu'il représente dans la couture finale de l'œuvre.

L'Aventura de Sophie Letourneur — qui confirme le grand talent et la singularité de la réalisatrice.

Rapaces de Peter Dourountzis — excellent thriller, l'un des meilleurs films français de l'année, avec deux scènes de tension absolument inouïes.

13 jours, 13 nuits de Martin Bourboulon — film de genre sur l'évacuation de l'ambassade de France à Kaboul. Un très beau film mélancolique.

Alpha de Julia Ducournau — le film français le plus sous-coté de l'année sans doute. Après un premier film inégal Grave et un deuxième totalement raté Titane, Alpha  affirme le grand talent de la réalisatrice, meilleures faiseuse d’image que scénariste ; Alpha est trop dense, trop peu fluide, un peu confus mais contient aussi certaines des plus belles scènes de cinéma de l'année : une scène sur un échafaudage absolument sublime, et un décor de banlieue à la terre rouge magnifique.

L'Épreuve du feu d'Aurélien Peyre — un très beau film sur le groupe et la classe sociale.

Kika d'Alexe Poukine — film d'une justesse inouïe sur le deuil. Tout le début est absolument remarquable ; la fin est un peu plus démonstrative, mais cela reste un très grand film.


Blockbusters et films de genre

Une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson — l'un des meilleurs films de l'année, pour deux scènes techniquement hors normes (l'extrusion et la circulation dans l'immeuble du sensei, puis la course finale sur la route), mais pas pour son propos politique, largement fantasmé (la révolutionnaire est noire, nymphomane et traîtresse, et le raciste est blanc, obsédé et membre du Ku Klux Klan). La seule thématique à laquelle s'intéresse réellement PTA est celle de la paternité non biologique.

Den of Thieves: Pantera de Christian Gudegast — film de braquage aux images mélancoliques sublimes.

Drop Game de Christopher Landon — qui réussit l'exploit d'être à la fois un grand film de divertissement, très ironique sur les stéréotypes hommes/femmes, et un film féministe réellement réussi.

Dangerous Animals — film de genre avec une scène difficile, mais qui inverse les valeurs : ici, c'est la princesse qui sauve le prince. Très beau.

Jurassic World: Renaissance de Gareth Edwards — pour moi le grand film populaire incompréhensiblement dévalué. Le début n'est pas génial, mais ça na pas beaucoup d’importance : un vrai grand spectacle d’aventures qui renoue avec la triolgie originale.

F1, l’autre grand film de vitess avec une batailla après l’autre

Mission: Impossible — pour deux scènes hors normes (le sous-marin et l’avion)

The Last Showgirls de Gia Coppola — un beau film mélancolique sur la fin d'un monde.

Weapons — le deus ex machina et la figure du clown sont totalement ratés mais le reste est remarquable


Cinéma japonais

Le Jardin zen — un film sur la ménopause et le patriarcat traités avec une grande subtilité.

Le joueur de go — tous les clichés attendus du Japon, dans un excellent film populaire.

Black Box Diaries — tour de force technique, autobiographie de la réparation.

Lumière sur la colline — superbe travail sur la mémoire et les faux souvenirs.

Cloud — film de genre construit par séquences presque indépendantes, avec un final très étonnant.

Super Happy Forever — film sur le deuil se déroulant dans une station balnéaire, très émouvant.

En boucle — film de science-fiction sur la réparation du passé : comment on revient sans cesse en arrière et comment de légères modifications peuvent faire avancer le présent.


Corée

Ce que la nature dit de nous


Quelques films chinois et internationaux

Black Dog — film se déroulant dans la Chine d'aujourd'hui, en pleine reconstruction urbaine, qui fonctionne en réalité comme un film post-apocalyptique sur les relations inter-espèces.

Escape from the 21st Century — le film le plus étourdissant de l’année, techniquement incroyablement, je ne suis pas sur de l’avoir vraiment adoré (clairement pas le coeur de cible) mais en tous cas il m’a subjugué ce qui n’est pas rien

Rumours — est un conte mettant en scène des figures de grandes puissances mondiales.

Reedland — excellent film de genre évoquant par moments le cinéma de Bruno Dumont, avec un très beau travail sonore.

The Ugly Stepsister — excellente relecture d'un conte sur le mode du body horror.

En première ligne — film magnifique sur le travail d'une infirmière à l'hôpital.

Bande-son pour un coup d'État — le film a une évidente xxx de faire les choses bien un peu confus dans son propos à mon sens, mais néanmoins assez remarquable.

Sisu 2


Quelques films médiocres, incompréhensiblement exaltés par la critique parce qu'ils sont expérimentaux, politiques, ou parce qu'ils traitent des marges et des opprimés — spoiler : cela ne suffit pas à faire un bon film.

Sirat  Un simple accident  Eddington • Once Upon a Time in Gaza  Un poète  Resurrection

 

 

 

dimanche 21 décembre 2025

Marcel Carné, Le quai des brumes, 1938

Un déserteur, dans un port, s’éprend d’une jeune fille.

Toute la séquence inaugurale (la première demi-heure) justifie à elle seule le destin du film : décor (Alexandre Trauner), photographie (Eugen Schüfftan), musique (Maurice Jaubert), atmosphère, personnages, acteurs — jusqu’au ciré (Chanel) de Michèle Morgan ; tout est fascinant, sublime, déroutant, et le film aurait pu s’arrêter là.

Par la suite, si les différentes intrigues et les personnages qu’elles mettent en scène justifient le récit, elles n’ont pas toutes le même intérêt, plastique, mélodramatique, mythique — et certaines sont techniquement et visuellement faibles.

Mais en dépit de ces quelques baisses de régime, Le Quai des brumes reste un mélodrame bouleversant sur la frontière, la brume, les zones interlopes, le pouvoir, les quais — à la distribution extraordinaire : Michel Simon, Michèle Morgan, Le Vigan, Pierre Brasseur et Gabin, acteur proprement monumental qui aura incarné les années 30 comme sans doute aucun autre.


mercredi 17 décembre 2025

Rebecca Zlotowski, Vie privée, 2025

Une psychiatre, soupçonnant l’une de ses patientes d’avoir été assassinée, mène l’enquête. Récit de réconciliation familiale, amoureuse et filiale, cette comédie légère emprunte bien des sentiers. La réalisation est plutôt exigeante, et l’on croise quelques silhouettes : Frederick Wiseman, Aurore Clément, Sophie Letourneur, clins d’œil à un certain cinéma dont le film se tient pourtant à distance. Sous ses atours transgénériques, citationnels, il ne satisfait qu’un certain état d’âme de classe : appartement bourgeois cosy, neige au dehors. Totalement vain, il pose cependant une question : qu’est-ce qui peut bien motiver l’entreprise d’un tel film ?

samedi 13 décembre 2025

Bi Gan, Resurrection, 2025

Le film s’ouvre sur une salle, un décor, une pellicule, une citation de L’Arroseur arrosé : annonce d’un film méta. Suivent les incarnations d’un même personnage, le révoleur, dans diverses séquences : la prison, le temple, l’arnaqueur, l’amoureux et la vampire.


Dans la troisième partie est révélée l’astuce, si décevante, qui permet à un enfant de deviner une carte lors d’un tour : dédouanement et aveu de l’esbroufe du film. Le dernier segment — les docks et le karaoké —, avec son plan-séquence, est la seule partie qui propose quelques images.


Sorte de Sullivan’s Travels chinois du XXIᵉ siècle, ce film abscons et prétentieux, visuellement affreux, use d’analogies lourdes et lorgne davantage vers Cloud Atlas que vers les Histoire(s) du cinéma. Il confirme, après Sirât et Un simple accident, l’aveuglement du jury de Cannes 2025, qui confond le cinéma avec une idée de la morale. Résurrection ne produit aucune renaissance, mais s’aligne sur les images de l’IA — ce qui constitue sans doute une manière d’être contemporain.

vendredi 12 décembre 2025

Jean Renoir, Les bas fonds, 1936

Adapté d’une pièce de Gorki (qui venait de mourir) — et dont Kurosawa fera, vingt ans plus tard, lui aussi une adaptation. On peut se demander ce qui a bien pu séduire ici les deux réalisateurs. C’est Renoir qui s’en sort le mieux, de loin.

Une pseudo-Russie où l’on parle français, où les personnages portent des noms russes et paient en roubles ; une pension de famille pour désoeuvrés qui tient de la cour des miracles ; une aspiration à s’évader de la misère ; un trio amoureux sur fond de déchéance aristocratique. 

Restent quelques scènes ou plans, témoins du talent de ses interprètes et de son réalisateur : l’intrusion de Gabin chez Jouvet, les monologues de Le Vigan, et quelques secondes saisies dans un encadrement.

jeudi 11 décembre 2025

Jalmari Helander, Sisu 2, 2025

Sisu 2 perd un peu en linéarité avec sa structure en deux temps, et son personnage mutique délègue en partie les coups et les sursauts à des prothèses mécaniques. Mais la formule reste la même, une bande dessinée d’action ultra-sanglante, doloriste, jusqu’au-boutiste, inventive, drôle et même émouvante dans son final, comme si cette figure christique, outrancière, de la résilience parvenait encore à nous offrir un support d’identification.


mercredi 10 décembre 2025

Renoir, la grande illusion, 1937

Structurée en trois parties ascendantes, de la promiscuité à la solitude (la caserne, le château, les alpages), La Grande Illusion met en scène quelques-uns des thèmes fondateurs de la littérature et de l’art (la fraternité, le sacrifice, la guerre, l’amour) ; il évoque aussi plus anecdotiquement des thématiques à la résonance contemporaine : le trouble du travestissement et le véganisme.

Porté par des typologies très marquées : la gouaille (Carette), la retenue (Stroheim), le populaire (Gabin), la distance aristocratique (Fresnay), c’est, avec Le Trou et Un condamné à mort s’est échappé, un des plus grands films d’évasion (et français).

Un chef-d’œuvre émouvant, humaniste et technique — remarquable par sa mise en scène et sa photographie.


lundi 8 décembre 2025

Mamoru Oshii, L’œuf de l’ange, 1985

Dans un monde en ruines, sans habitants, une jeune fille protège un œuf. Elle rencontre un homme qui la met en garde sur l’attention constante qu’elle doit lui accorder. Il parle du déluge. Des ombres de baleines font surgir des pêcheurs fantômes. Puis il casse l’œuf.

Principalement muet, ce conte noir — dont les références proviennent plus du romantisme occidental des ruines que du post-cataclysme japonais — parvient à éviter les écueils de ce type de récit cryptique et symbolico-religieux par sa puissance visuelle et sonore.

Un des premiers longs métrages du réalisateur de Ghost in the Shell et d’Avalon.

Isao Takahata, Mes voisins les yamada, 1999

Nonoko est oubliée sur un banc ; les balles des enfants restent de l’autre côté de la barrière : qui range la maison ?

Adapté du yonkoma de Hisaichi Ishii, Mes voisins les Yamada se distingue des productions phares du studio Ghibli par son graphisme esquissé, aquarellé et sa thématique du quotidien.

Cette succession de tranches de vie aborde, sous un couvert plutôt drôle, des problématiques comme celle qu’on appelle aujourd’hui la charge mentale.

Une réserve : certains accompagnements au piano prennent trop de place, comme si la musique cherchait à combler un vide que l’épure du dessin n’appelle pas.

dimanche 7 décembre 2025

Derek Jarman, Wittgenstein, 1993

Il y a là la tentative de réaliser le biopic d’un philosophe (et spécialement de Wittgenstein), et avec un défaut manifeste de moyens : fond noir, rares éléments de décor, vêtements très colorés. On pourrait saluer une sorte d’essence de la mise en scène, un retour aux origines foraines du cinéma. Mais on peut aussi ne pas s’enchanter devant cet académisme compassé, caricatural. Rien ici ne restitue la puissance poétique des textes de Wittgenstein, dont Jarman propose une lecture personnelle – pour ne pas dire à contre-sens –, un peu comme ces représentations burlesques des pièces de Beckett. Autoportrait par Wittgenstein, navet queer-arty-intello, plus que chant du cygne flamboyant.


samedi 6 décembre 2025

Fabrice Éboué, Gérald le conquérant, 2025

Reprenant le procédé du mockumentary et les regards caméra de The Office, déjà brillamment exploités dans Inside Jamel Comedy Club, Fabrice Éboué les applique ici au récit d’un furieux dingue qui veut créer un parc identitaire avant de basculer dans le terrorisme. Malgré l’intention salutaire de renvoyer tout le monde dos à dos, cette comédie mal écrite n’est jamais drôle : le premier ratage total de Fabrice Éboué, autrement mieux inspiré dans ses films précédents et dans sa brillante série.

vendredi 5 décembre 2025

Reedland, 2025

Les marais, une communauté, le meurtre d’une jeune fille. Polar étrange sur le désir des hommes – dont l’un va s’incarner dans le crime, l’autre se contenir et chercher, dans la dénonciation du premier, une tentative vaine d’exutoire.

Le film lorgne parfois vers le cinéma de Dumont (le Nord).

La photographie et le travail sonore – quelque part entre Francisco López et les drones atmosphériques du cinéma de Lynch – sont magnifiques.

Il y a quelques incongruités scénaristiques (à la limite du fantastique) et certains éléments sont sans doute trop appuyés ou trop ténus (la manière de rétorquer, la vengeance trop faible, le sort réservé au cheval), mais c’est l’un des meilleurs films de l’année, l’un des plus originaux.

mercredi 3 décembre 2025

Gremillon, Gueule d’amour, 1937

Deux villes : Orange, Paris ; une certaine typicité ; une galerie de personnages ; des acteurs admirables, dont Gabin et Mireille Balin, et une histoire d’amour — sur fond de différences de classes sociales et d’un certain idéalisme. Comédie qui se finit dramatiquement, Gueule d’amour est une démonstration de génie de la réalisation — à partir d’un canevas insignifiant.

mardi 2 décembre 2025

David Mackenzie, Relay, 2025

Dans le genre thriller, série B mélancolique et tendue, à New York où deux solitudes se frôlent, Relay est plutôt plaisant : les acteurs sont bons et la réalisation est fluide — jusqu’à un moment du récit, un retournement de situation en dépit de tout ce qui avait été mis en place. Un film, en quelque sorte, post-factuel, post-cumulatif, cas d’école de la négligence et du foutage de gueule scénaristique.

dimanche 30 novembre 2025

Herzog, Fata morgana, 1971

La réalisation n’est pas à la hauteur de ses images : ses images d’éléments brouillés par la chaleur, en suspension (ont-elles marqué Lucas quand il a fait Star Wars ?), ses travellings et son acte 3 kitsch et inventif. Les parties 1 et 2 sont trop peu distinctes, il y a des images-scories inutiles, et il y a surtout — outre le choix des musiques totalement inadapté — un problème de son, de prise de son, de grain et de beauté de la voix, et de répartition du texte ; ce texte-là devrait nous emporter et il nous laisse constamment en retrait. Par ailleurs film est déplaisant dans sa complaisance à montrer la maltraitance animale. Un grand film raté.

Conversation secrète, 1974

Le début du film, composé de deux ballets étranges (le parc, l’atelier) est très beau, la deuxième partie s’étire en une sorte de thriller paranoïaque nonchalant. Un film plastiquement, sonorement très réussi, narrativement décevant.

samedi 29 novembre 2025

Hsiao-Hsien Hou, Le jardin de grand-père, 1984

Deux enfants de Taipei passent, alors que leur mère est malade, un été à la campagne chez leurs grands-parents. Un regard depuis l’enfance pour aborder l’enfance et d’autres questions : maternités, larcin, accident, etc. Une belle chronique d’un été par un cinéaste majeur.

vendredi 28 novembre 2025

La femme la plus riche du monde, 2025

L’interprétation de laurent Lafitte est assez enthousiasmante. Mais cette farce, dépourvue de toute idée de mise en scène est — et malgré son rythme enlevé, ennuyeuse — délitée rapidement, en un interminable fade-out.

jeudi 27 novembre 2025

Ozu, Fin d’automne, 1960

Fin d’automne reprend l’argument de Printemps tardif (1949), dans lequel Setsuko Hara interprétait le rôle de la jeune fille et Chishū Ryū celui du père ; ici ils incarnent respectivement ceux de la mère et l’oncle. Le récit est le même : l’émancipation de l’enfant restant une fois que son parent est veuf, mais cette fois encouragée, par un trio d’amis, maladroits.

Un film émouvant dont la forme peut sembler moins ostensible que dans d’autres d’Ozu ; mais les ballets fugaces des mollets, les traversées en arrière plan du champ, les mouvements des pipes, sont très beaux. Et ces intérieurs, à ras de tatamis, où se téléscopent des codes sociaux et des cultures, donnent envie de s’y allonger et d’y habiter .

Nicholas Ray, Wind Across the Everglades, 1958

Du plaidoyer écologiste du début au documentaire sur les marais, en passant par le western et la romance, pour finir par la dérive d’un homm...